Feeds:
Articles
Commentaires

Simenon est mort

Un budget de 42 millions d’euros pour la rénovation d’un bâtiment de 9 000 m2, des invitations lancées à deux millions de personnes pour un week-end de journées portes ouvertes à Amsterdam – trente et une heures en continu, samedi 20 et dimanche 21 juin – une première exposition comprenant mille huit cents objets issus de la maison mère : les Néerlandais adorent les chiffres. Et ceux qu’ils présentent pour l’inauguration du nouveau Musée Hermitage Amsterdam impressionnent.

Une Fondation Hermitage Amsterdam existait depuis plusieurs années, première étape d’une collaboration poussée entre Russes et Néerlandais. Elle avait créé dans le bâtiment Neerlandia, sur le canal Nieuwe Herengracht, un lieu réservé à de petites expositions et à des projets éducatifs.

Aujourd’hui, la “phase 2″ est achevée, et c’est un espace dix fois plus vaste qui concrétise l’ambition d’Ernst Veen, directeur du Musée Nieuwe Kerk, et de Mikhaïl Piotrovsky, le directeur de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg. Le premier espérait un projet à portée internationale pour sa ville ; le second a imaginé, il y a vingt ans, le lancement de “satellites” de sa gigantesque institution qu’est le Musée russe Ermitage. Celui d’Amsterdam est, selon la dénomination officielle, “une dépendance à gestion autonome”, la seule du genre en Europe de l’Ouest.

Bolo bolo

D’autres antennes, liées par un accord de coopération à Saint-Pétersbourg, existent toutefois, la plus connue étant celle montée avec le Guggenheim, à Las Vegas. Juridiquement, ce ne sont pas des filiales, mais des structures indépendantes liées par un accord de coopération avec le musée russe, qui, comme le Guggenheim et le Louvre, vend sa “marque” dans le monde.

L’équation est simple : le Palais d’hiver de Saint-Pétersbourg et les lieux d’exposition qui lui sont liés recèlent trois millions d’objets d’art, dont 5 % seulement sont exposés. Les sous-sols du vieux palais regorgent de merveilles jamais montrées au public et dont l’inventaire est toujours en cours. Les objets exposés à Amsterdam n’ont, pour la plupart, jamais été sortis de leurs cartons.

Amsterdam, Saint-Pétersbourg, vieille histoire en fait. Les deux villes sont liées économiquement et culturellement depuis trois cents ans et se sont rapprochées un peu plus lorsque le futur roi Guillaume II d’Orange épousa Anna Pavlovna Romanova, fille du tsar Paul Ier, au début du XIXe siècle.

Pour marquer cette “relation spéciale”, la reine Beatrix a d’ailleurs tenu à inaugurer officiellement le musée, vendredi 19 juin – en compagnie du président russe, Dmitri Medvedev, avant qu’une grande fête populaire néerlando-russe ne soit ouverte.

Encore du bolo

C’est donc “naturellement”, à les en croire, qu’Ernst Veen et Mikhaïl Piotrovsky ont envisagé leur collaboration. Soutenus par les pouvoirs publics néerlandais et de grandes entreprises, les deux hommes ont aussi été servis par l’ambition d’une ville et par la chance. C’est cette dernière qui leur a apporté l’Amstelhof sur un plateau. Ce beau bâtiment, exemple de l’architecture classique monumentale d’Amsterdam, a été édifié à la fin du XVIIe siècle.

Ancien hospice susceptible d’accueillir sept cents pensionnaires, il fut, en 2006, cédé à la ville d’Amsterdam pour 1 euro par sa propriétaire, l’Eglise réformée néerlandaise. A une seule condition : que le gigantesque espace sur l’Amstel soit affecté à un projet culturel. Ce qui, dans l’esprit des Néerlandais, protestants ou non, n’interdit nullement un strict matérialisme: la structure financière de l’Hermitage est décrite comme de “l’entreprenariat culturel” et ses ressources proviendront, pour moitié, du mécénat privé, pour l’autre, des recettes de la billetterie.

Et encore un petit

L’exposition “A la cour de Russie, palais et protocole au XIXe siècle”, qui inaugure le nouveau musée, devrait drainer, en tout cas, un vaste public, malgré son caractère assez conventionnel et le tarif élevé en vigueur – un billet d’entrée coûte 15 euros pour les adultes. Pour la suite, d’autres “valeurs sûres” sont au programme : Matisse et Picasso, Alexandre le Grand et l’hellénisme.

Un euro sur chaque billet d’entrée sera versé, au titre de royalties, au musée de Saint-Pétersbourg, qui en a bien besoin. Financé par l’Etat russe, l’Ermitage n’en finit plus de restaurer, réparer, améliorer. Et sa direction s’est lancée dans une vaste entreprise de modernisation censée notamment faciliter l’accès du public aux 365 salles du Palais d’hiver.
Les files d’attente restent, en effet, de mise à Saint-Pétersbourg, où trois millions de visiteurs se pressent chaque année. Un autre problème agite le musée : la disparition d’objets précieux. En 2006, des employés ont été jugés pour en avoir vendu. Deux cents pièces au moins se seraient volatilisées.

Publicités

Capitaine Commerce est un blog collaboratif qui traite de Ecommerce, d’ergonomie et d’open source. Tout pour plaire, en plein dans le programme de la licence.

A suivre dans son agrégateur.

Deux ressources complémentaires pour aborder le sujet de la réputation en ligne.

La 1ère est de Denis Failly, présentée lors d ‘un Explocamp des Explorateurs du Web.

La 2nde est de Philippe Couve, journaliste à RFI et animateur de l’Atelier de RFI. Il s’agit de l’un des supports de formation à la Culture numérique pour l’école de journalisme de Sciences-Po.

C’est un dessin animé, en anglais, mais il est sous-titré en français. Il permet de comprendre le fonctionnement des licences Creative Commons… et de réviser son anglais :

Vodpod videos no longer available.

Marketing étudiant, le portail des étudiants en marketing, offre de nombreuses ressources (cours, exposés, mémoires, offres de stage). C’est gratuit et il suffit de s’enregistrer.

Cherclient.com est un nouveau wiki consacré à la relation client. Il est destiné à construire de manière collective la relation client de demain.


CherClient.com, site d'échanges 2.0 pour les pros de la relation client

Recommandé par des Influenceurs

Quand on vous dit que le RSS change les comportements des internautes…

Article intéressant du JDN qui avance 5 bonnes raisons pour ajouter un fil RSS à son site marchand.